Décision disciplinaire de la CAF contre le Maroc en 2025 : politique ou sportive ? Analyse et sanctions officielles
La Confédération Africaine de Football (CAF) a **rendu sa décision disciplinaire officielle le 28 janvier 2026 concernant les incidents de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui s’est tenue le 18 janvier 2026 à Rabat entre le Maroc et le Sénégal.
Alors que certains attendaient une décision sportive stricte fondée uniquement sur le règlement, la décision publiée ce jour-là a suscité une vive polémique, en particulier au Maroc, où beaucoup estiment que le verdict était plus politique qu’appuyé par des critères sportifs clairs, et que les sanctions restent légères au regard de la gravité des faits reprochés.
Les faits — incidents lors de la finale de la CAN 2025
La finale de la CAN 2025 s’est déroulée le 18 janvier 2026 à Rabat, remportée par le Sénégal 1-0 après prolongation.
Le match a été marqué par :
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une interruption de plusieurs minutes,
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des protestations d’équipe sénégalaise,
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une sortie temporaire du terrain,
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des débordements de supporters marocains avec lasers et ball boys,
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et des interventions de joueurs et staff dans l’espace VAR.
Ces éléments ont servi de base à l’ouverture d’une procédure disciplinaire par la CAF.
Sanctions prononcées par la CAF — résumé officiel
Selon le communiqué officiel de la CAF publié le 28 janvier 2026, voici les sanctions appliquées :
Contre la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF)
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Suspension d’Achraf Hakimi : 2 matches officiels CAF (dont 1 avec sursis d’un an).
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Suspension d’Ismaël Saibari : 3 matches officiels CAF + amende de 100 000 USD.
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Amendes financières à la FRMF :
• 200 000 USD pour le comportement des ramasseurs de balles.
• 100 000 USD pour l’envahissement de la zone VAR et interférence avec l’arbitre.
• 15 000 USD pour l’utilisation de lasers par les supporters.
Contre le Sénégal (susceptible d’illustrer la comparaison)
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Suspension de l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw : 5 matches CAF + amende de 100 000 USD.
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Suspensions de joueurs sénégalais : Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr suspendus 2 matches CAF.
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Amendes à la FSF (fédération sénégalaise) :
• 300 000 USD pour comportement des supporters.
• 300 000 USD pour comportement antisportif du staff/joueurs.
• 15 000 USD pour avertissements accumulés par l’équipe.
Une décision considérée trop légère au regard de la gravité ?
Critiques principales
De nombreux observateurs et médias critiques ont souligné que :
✔️ Les suspensions et amendes prononcées sont jugées légères comparées à la gravité des incidents, notamment l’interruption du match, la menace sur l’arbitre, et l’utilisation de lasers par les supporters.
✔️ La fuite des événements essentiels tels que la sortie du terrain par l’équipe sénégalaise n’a pas été directement sanctionnée selon certains articles du Code disciplinaire.
✔️ Le rejet de la réclamation marocaine a été perçu comme une décision politique visant à calmer les tensions plutôt qu’à trancher sur le fond de manière purement sportive.
De nombreux supporters, journalistes et analystes ont estimé que les sanctions étaient contradictoires ou insuffisantes, ce qui alimente l’idée d’une approche « politique » plutôt que purement réglementaire.
Le Code disciplinaire de la CAF derrière les sanctions (articles appliqués)
La CAF s’est appuyée sur plusieurs articles de son Code disciplinaire, notamment :
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Article 82 : Comportement antisportif et violation des principes de fair-play.
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Article 83 : Interférence avec les officiels, y compris invasion de zones réservées comme la VAR.
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Autres clauses : Impliquant des amendes pour non-respect de la discipline, conduite inappropriée, et dommage à l’image du football.
Ces articles sont généralement utilisés pour qualifier :
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le départ volontaire du terrain sans autorisation,
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le comportement antisportif envers un arbitre,
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l’interférence dans l’usage de technologies officielles (comme la VAR),
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l’usage de lasers et perturbations des conditions de jeu.
La décision de la CAF rendue le 28 janvier 2026 contient des éléments sportifs, mais beaucoup estiment qu’elle reflète aussi :
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une volonté de mettre un terme à la polémique sans sanctions exemplaires,
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une approche visant à préserver l’image du football africain,
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une tendance à minimiser les conséquences pour les principaux acteurs.
Face à cela :
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Certains y voient une logique sportive,
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mais beaucoup dénoncent une décision politique ou diplomatique, et pas strictement sportive,
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surtout au regard de la légèreté perçue des sanctions fixées.
FAQ — Réponses aux questions clés
1. Quand les sanctions ont-elles été annoncées ?
Le verdict disciplinaire de la CAF a été rendu le 28 janvier 2026.
2. Quels types de sanctions ont été prononcées ?
Amendes financières, suspensions de joueurs et staff, mais pas d’exclusion de compétition majeure ou de sanctions très sévères.
3. La décision est-elle basée sur le Code disciplinaire ?
Oui — principalement sur des articles liés au fair-play, au comportement antisportif, et à l’interférence avec les officiels.
4. Peut-on contester ces sanctions ?
En théorie, oui — via les instances juridiques sportives internationales (TAS, FIFA).
Veux-tu les numéros exacts des articles du Code disciplinaire de la CAF appliqués ?

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