CAN 2025 : “Gagner ou créer un scandale” — quand certains choisissent le chaos plutôt que le football

Pape Thiaw : « Soit je gagne, soit je crée un scandale. »

CAN 2025 : “Gagner ou créer un scandale” — quand certains choisissent le chaos plutôt que le football

Il y a des phrases qui résument une compétition.
La sortie attribuée à Pape Thiaw« Soit je gagne, soit je crée un scandale » — en fait partie. Et elle dit beaucoup plus que ce que certains voudraient admettre.

Parce qu’à travers ces mots, ce n’est plus le football qui parle, mais une logique inquiétante : si le terrain ne suffit pas, alors le bruit prendra le relais.

Une ligne rouge franchie

Tout compétiteur veut gagner.
Mais assumer publiquement le scandale comme plan B, c’est reconnaître que la victoire sportive n’est plus l’unique objectif. C’est installer l’idée que la pression médiatique, la polémique et la confusion peuvent devenir des leviers aussi efficaces que le jeu.

Dans n’importe quel football mature, cette phrase aurait déclenché un tollé immédiat. Ici, elle est parfois relativisée. Et c’est bien là le problème.

Hakimi et Gueye : deux cultures sportives opposées

Comparer les attitudes permet de comprendre le malaise.
Achraf Hakimi a célébré après une performance historique en Coupe du monde, conclue par une demi-finale mondiale. Un parcours bâti sur le jeu, l’intensité, la discipline. Sans scandale. Sans mise en scène. Sans victimisation.

À l’inverse, la CAN 2025 restera associée à une accumulation de tensions, d’interruptions, de contestations et de scènes confuses. Et la célébration d’Idrissa Gueye, dans ce contexte précis, n’a pas la même portée. Elle ne célèbre pas seulement un titre. Elle valide une méthode.

Le scandale comme outil assumé

Quand un responsable technique laisse entendre que le scandale est une option stratégique, il envoie plusieurs messages dangereux :

  • aux arbitres, mis sous pression permanente,

  • aux joueurs, encouragés à jouer avec les limites,

  • au public, invité à préférer le conflit au jeu.

À partir de là, le football n’est plus un sport, mais un rapport de force médiatique.

Une image désastreuse pour le football africain

Le football africain aspire à être respecté sur la scène mondiale.
Mais il ne le sera jamais tant que le chaos sera toléré, voire justifié, comme une composante normale de la compétition.

Ce n’est pas le Maroc, ni Hakimi, ni une décision arbitrale qui abîment l’image du football africain. Ce sont ces discours. Ce sont ces postures. Ce sont ces phrases qui installent l’idée que tout est permis tant que le trophée est au bout.

Le terrain ou rien

La différence entre Hakimi et Gueye ne tient pas au talent.
Elle tient à une vision du football.

D’un côté, la performance construite, assumée, respectée.
De l’autre, un titre entouré de bruit, de tension et désormais de phrases qui officialisent le scandale comme méthode.

Conclusion sans concession

On peut perdre un match.
On peut gagner un titre.
Mais on ne devrait jamais revendiquer le scandale comme une option acceptable.

Cette CAN 2025 laissera une trace.
Pas seulement pour son vainqueur.
Mais pour ce qu’elle révèle : tant que le football africain tolérera cette culture du chaos, il freinera sa propre progression.

Laisser un commentaire

You May Have Missed